Vérité et Réconciliation

Comment abordez-vous les notions de responsabilité, de respect et de réconciliation dans votre travail ?
Nous vivons et travaillons à l’Île-du-Prince-Édouard, au sein du territoire Mi’kma’ki – le territoire ancestral et non cédé du peuple Mi’kmaq – et dans le contexte des traités et des relations de gouvernance en vigueur. Les paysages qui inspirent notre travail sont indissociables de la présence et de la gestion du territoire par les Mi’kmaq, d’hier et d’aujourd’hui. Nous reconnaissons cela non pas comme une simple formalité, mais comme une responsabilité qui guide notre façon d'appréhender l'espace et nos pratiques.

Dans notre travail, on évite d'utiliser des noms, des histoires ou des symboles qui ne nous appartiennent pas.

Nous envisageons la réconciliation comme une responsabilité à long terme, apprenant au fil du temps ce qu'elle exige grâce à la vérité, la responsabilité et le respect.

Nous avons encore beaucoup à apprendre pour mieux écouter, mieux comprendre et mieux agir, et nous considérons ce travail comme un processus continu et inachevé. Nous demeurons ouverts à la critique et comprenons que nos paroles et nos pratiques doivent évoluer à mesure que notre compréhension s'approfondit.